Historique

Création et siège social :

Afrique pour la lutte Antimines AFRILAM en sigle est une Association sans but lucratif crée le 15 mars 2008 à Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale en RDC.  Le siège de l’Association est installé à Kisangani, en RDC et peut être transféré en tout autre lieu du pays ou ailleurs au monde sur décision de l’Assemblée Générale.

L’Afrique est l’un des continents les plus touchés par la problématique de mines et restes explosifs de guerre. Elle est également l’un des continents les plus pauvres sur le plan de niveau de vie de la population et d’action du pouvoir public au bénéfice des populations vulnérables.  L’absence de la cohésion sociale, les conflits ethniques, la lutte pour l’accès aux ressources naturelles et son insertion dans l’économie mondiale dégénèrent souvent en conflits armés entre factions adverses avec ses conséquences incalculables sur l’être humain et son environnement.

A la suite de ces conflits armés, les mines et restes explosifs de guerre mutilent et tuent de personnes innocentes longtemps après la fin de la guerre et empêchent la population à retourner dans son milieu de vie et de reprendre ses activités traditionnelles de subsistance qui sont l’agriculture, l’élevage, la cueillette, la chasse, la pêche,… Ainsi, des espaces de vie, de culture, de l’éducation, de soins de santé, de sources d’eau, de chemins,… sont abandonnés puisque pollués par de mines et restes explosifs de guerre laissés dernière eux par  les conflits.

La population de l’Est de la République Démocratique du Congo, pays situé au cœur de l’Afrique, vit dans cette situation depuis le déclenchement des hostilités en octobre 1996. Devant cette misère et souffrance de la population, les organisations d’action contre les mines et REG se doivent de prendre leur responsabilité face à l’inaction du pouvoir public plus préoccupé par la conquête et la conservation du pouvoir que par l’amélioration de condition de vie de la population. Certes, les organisations internationales d’action contre les mines et REG interviennent souvent dans un contexte de l’urgence pour prendre en charge les risques immédiats, identifier et marquer les zones en vue de leur dépollution future et progressive. Elles n’interviennent que de façon sporadique dans les domaines d’éducation au risque, de liaison communautaire et d’assistance aux victimes.

Au regard de cette insuffisance, les organisations nationales d’action contre les mines et REG ont vu le jour en RDC et interviennent en tant qu’opérateurs reconnus par le Centre Congolais de la Lutte Antimines (CCLAM) et le Centre de Coordination de la Lutte Antimines de Nations Unies (UNMACC/UNMAS). Avec la coordination du CCLAM et UNMACC, il y a désormais une tendance de partage de responsabilité qui laisse le déminage et la dépollution de zones aux organisations internationales, l’éducation au risque, l’enquête non technique et l’assistance aux victimes aux organisations nationales dûment accréditées.

Afrilam, en tant qu’organisation nationale d’action contre les mines et REG, intervient auprès de la population affectée de l’Est de la RDC depuis début 2011. Elle vise à prévenir et toucher les populations vulnérables se trouvant dans les coins les plus reculés et souvent inaccessibles par les organisations internationales. Dans ses interventions, Afrilam accorde une attention particulière aux femmes  qui travaillent plus que les hommes dans les villages et aux enfants qui, souvent, confondent les mines et REG aux jouets. Les interventions d’Afrilam sont une nécessité étant donné la poursuite de la guerre à l’Est de la RDC afin d’identifier et marquer les nouvelles zones dangereuses, éduquer les populations affectées sur le comportement à adopter en attendant la dépollution de zones et d’assister les victimes en vue de soulager, dans la mesure du possible, leur souffrance. La finalité des interventions d’Afrilam est d’afficher sa solidarité avec les populations affectées en vue de parvenir au retour en toute sécurité des populations sur les terres jadis abandonnées du fait de la présence des mines et REG.